Comment fabrique-t-on une poterie ?
Anciennement, les potiers exploitaient la terre de Châtelet et Bouffioulx, mais ces terrains semblent épuisés.
La terre doit avoir des qualités :
Elle doit pouvoir se vitrifier à 1300° car c’est seulement à cette température que le sel peut être employé.
Elle doit être «plastique» pour être tournée à la main. Sa composition chimique est en moyenne silice de 45 à 75 %, alumine de 16 à 38 %, eau de 6 à 19 %. Cette terre doit être grasse, on lui fait ensuite subir deux préparations, le trempage et le malaxage.
Le tournage de cette terre demande un long apprentissage. Centrer, forer, monter et développer la matière suivant la pièce à réaliser sont des opérations dont la réussite dépend uniquement de l’art et du métier du potier.
Ce tournage se déroule en 3 phases : l’ébauchage, le séchage et le tournage.
|
 |
Ce travail terminé, le potier signe son œuvre avec un stylet.
La pièce achevée peut recevoir les accessoires qui consistent en motifs décoratifs, en anses.
La pièce doit sécher avant d’être émaillée.
Chaque colorant donne une couleur particulière : le bleu par l’oxyde de cobalt ; le vert par l’oxyde de chrome ; le brun foncé par l’oxyde de manganèse,….
Quant à la cuisson, venez voir nos potiers à l’œuvre, ils ne ménagent pas leurs efforts et sont toujours prêts à vous recevoir.
Cette cuisson reprend l’enfournement, la cuisson proprement dite, le salage, le refroidissement et le défournement.
Les déchets lors de la cuisson sont de 15 à 18 %.
|